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Cinéma togolais : Ça tourne… action !

Les rideaux sont tombés samedi dernier sur la 5ème édition de la semaine du cinéma togolais. Au-delà d’être une aubaine pour mettre en lumière le 7ème art du terroir, cette semaine est également une occasion de réfléchir sur les questions liées à l’essor du secteur au Togo. Le manque de ressources est l’armoire des difficultés que rencontrent les cinéastes togolais.  Ça tourne depuis, l’heure est désormais à l’action pour avoir mieux.

Au Togo, ces dernières années, on note une certaine récurrence des productions cinématographiques. Chaque année, au moins 5 productions cinématographiques sortent et le cinéma togolais est représenté dans des festivals internationaux.

Cependant, lorsqu’on observe ces productions, il se révèle qu’elles sont en majorité des courts métrages. Une situation qui traduit un manque de ressources notamment financières, la production des longs métrages nécessitant de plus importants investissements. Aussi, en ce qui concerne, les autres genres de films de fiction notamment les films d’action, les cinéastes togolais commencent à grignoter la chose, mais sont toujours dans l’attente d’un rendu plus conséquent faute de moyens. Par ailleurs, la crise sanitaire liée à la Covid-19 n’a pas été de nul effet sur le cinéma, les différents compartiments de la culture ayant reçu chacun sa dose.

Constat ainsi dressé, il est impérieux de s’interroger sur les alternatives qui s’offrent ou qu’il faut créer pour faire voir de meilleurs jours au 7ème art togolais.

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cinema togolais

 

Le Web, ça peut servir

Le coût d’une production cinématographique est fonction du support de diffusion, mais aussi du genre de production. Sur cette base, produire pour le web pourrait donc  se révéler être une alternative. En effet, produire pour le web peut bien revenir moins cher comparé à certaines productions classiques du cinéma. Même si cet écart n’est pas forcément inhérent au support (les productions pour le web pouvant parfois coûter plus cher que certaines productions classiques), les réflexions en terme d’alternative peuvent bien s’appesantir sur le web compte tenu du contexte actuel.

Avec la Covid-19, la culture et par ricochet le cinéma se sont vus dans l’obligation de se transporter sur le web. Depuis, les web séries deviennent légions sur la toile et continuent de se constituer un public.

Cependant, la principale inquiétude liée aux web séries est celle de la rentabilité. La grande majorité des web séries notamment togolaises répertoriées sont accessibles sur YouTube, donc gratuitement. Sur cette base, on peut déduire que la rentabilité est fonction de l’audience de production sur le réseau social.

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Une situation que décrie le journaliste et directeur général d’Iso production, Israël Tounou qui estime que ces plateformes ne pourront pas rentabiliser les productions qui sont postées sur elles. Ils proposent donc qu’il soit créé, des ” plateforme de vidéos à la demande (VOD) “, car c’est selon lui, “ la seule solution pour que les web séries soient viables “.

Aussi note-t-on aujourd’hui, une floraison de web humoriste, qui se révèle finalement être une mine de talents exploitables pour le cinéma. Mais pour qu’efficacité et efficiente, il y ait, dans cette transition de l’humour à l’actorat, la formation s’impose.

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La formation, un passage obligé

Depuis plusieurs années, les voix s’élèvent pour plaider en faveur de l’introduction du cinéma au sein des Curricula de formation notamment dans les universités publiques. Cependant, cela tarde encore à se faire. Mais désormais, il est d’autant plus urgent de créer des instituts qui vont alimenter les divers maillons de la chaîne de production cinématographique.

Aussi en ce qui concerne, les acteurs, la demande est pareille est des mesures concrètes dans ce sens pourront permettre de rendre le cinéma togolais plus compétitif à l’international. Ce qui serait donc un pas de plus vers la création d’une industrie du film au 228.

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