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La franco-togolaise Clarisse Agbegnenou, porte-drapeau de la délégation française aux prochains J.O

La quintuple championne du monde de judo Clarisse Agbegnenou a été élue porte-drapeau de la délégation française aux côtés du gymnaste  Samir Aït-Saïd. Désignés par un vote d'”ambassadeurs” des fédérations olympiques, ce binôme mixte est le premier à porter les couleurs de la France. La judoka franco-togolaise s’est dit « honorée et fière » de tenir ce rôle.

Alors que le monde du sport avance à petits pas vers la parité, la France a choisi deux athlètes, homme et femme, comme le permet désormais le Comité international olympique (CIO), pour porter les couleurs du pays lors des Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août). Ce choix d’un duo mixte, annoncé le lundi 5 juillet dernier sur France 2, a également été retenu par d’autres nations, comme l’Italie, la Grèce et le Japon.  Départagés par des « ambassadeurs » de chaque fédération olympique parmi douze candidatsla judoka Clarisse Agbegnenou et le gymnaste Samir Aït Saïd succéderont, vendredi 23 juillet, à la star du judo français, Teddy Riner, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo 2021.

La judoka de 28 ans a notamment été préférée à la lanceuse de disque Mélina Robert-Michon, en argent à Rio, et cinq éditions olympiques au compteur. Régnant sur sa catégorie des moins de 63 kg, la jeune femme a raflé les quatre derniers titres mondiaux (et cinq au total), mais court après son « étoile manquante », le sacre olympique qui lui a échappé il y a cinq ans – battue en finale par la Slovène Tina Trstenjak.

Clarisse Agbegnenou a savouré, lundi, un moment « unique », qui ajoute à son « année folle ».

 

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Comment Clarisse Agbegnenou a-t-elle appris la nouvelle ?

J’ai été appelée par la présidente du CNOSF, Brigitte Henriques, qui m’a fait pleurer… Elle m’a transmis sa joie, ça m’a fait chaud au cœur. Elle m’a fait partager quelque chose d’unique. Parce que je ne me rends pas compte, c’est unique, je ne le vivrai qu’une fois dans ma vie. Il faut d’abord faire les Jeux, il faut du vécu, une force. Je suis contente que les gens me donnent ce rôle important. »

 

Un engagement de plus pour Clarisse Agbegnenou…

Je suis quelqu’un d’engagée, des choses me tiennent à cœur, j’aime pouvoir en parler, c’est quelque chose d’important. Beaucoup de personnes nous regardent, s’identifient, c’est un rôle qui me tient à cœur. Pour moi, ce n’est que du plus, ça va me donner encore plus d’énergie pour gagner l’or olympique.

 

Le porte-drapeau des JO : une tradition déjà centenaire

Si le mythique drapeau olympique ne fait son apparition qu’en 1920, la tradition du porte-drapeau remonte quant à elle à 1912. Chacune des quelques 200 délégations participantes désigne en effet son porte-drapeau, bien souvent un athlète reconnu. Ce dernier a ainsi l’honneur d’arborer les couleurs de sa nation lors de la Cérémonie d’Ouverture.

En 1912Raoul Paoli, qui s’est notamment illustré en athlétisme et en lutte gréco-romaine, était le premier Français porteur officiel du drapeau « Bleu, Blanc, Rouge » lors d’un défilé olympique.

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Au cours du défilé, les athlètes de chacun des comités nationaux olympiques paradent derrière leur porte-drapeau officiel, nommé plusieurs mois auparavant par leur délégation. La tradition veut que la Grèce, pays fondateur des Jeux Olympiques, ouvre la marche. Suivent les nombreuses délégations participantes, classées par ordre alphabétique (dans la langue de la nation organisatrice). Le pays hôte clôture la parade d’ouverture.

 

Les origines togolaises de Clarisse Agbegnenou

Pour rappel, Clarisse est d’origine togolaise et elle a gardé de profonds liens avec son Togo natal qu’elle a visité à plusieurs reprises avant l’entame de sa carrière professionnelle.

Clarisse Agbegnenou est l’une des rares sportives togolaises, titulaires de la double nationalité, à avoir reçu des félicitations du Président du Togo, après une éclatante victoire personnelle. C’était à l’occasion de sa victoire en août 2014 aux Championnats du monde de judo à Tcheliabinsk, en Russie. À cette occasion, Faure Gnassingbé lui a adressé des mots touchants suivants :

Cette prouesse inédite fait l’honneur et la joie de votre pays d’origine le Togo et constitue une source d’inspiration pour la jeunesse de notre pays.

Au moment où la planète entière salue votre talent et votre persévérance, je vous adresse au nom du peuple togolais et en mon nom personnel, mes plus vives et chaleureuses et félicitations (…) Et vous souhaite d’autres victoires tout aussi éclatantes.

 

Les deux parents de Clarisse sont d’origine togolaise ! Sa mère est originaire d’Atakpamé et est comptable. Son père est scientifique émérite en France.

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