Categories

Most Popular

Football : la Super Ligue africaine verra bel et bien le jour

Le Projet de Super Ligue africaine voulu par le Président de la CAF n’est plus une rumeur. Patrice Motsepe affiche clairement son optimisme quant à la réalisation de ce projet qui verrait s’affronter les meilleurs clubs du continent dans un tournoi fermé. Le vice-président de l’instance Ahmed Yahya, a d’ailleurs été désigné pour mettre sur pied ladite Super Ligue.  Patrice Motsepe informe que les tractations sont en bonne voie pour la concrétisation du projet de Super Ligue africaine.

Ce qui n’était que rumeurs il y a quelques mois commence à se concrétiser : alors que l’UEFA a dit “non” à l’idée d’une ligue fermée initiée par plusieurs grandes écuries européennes, la Confédération Africaine de Football dit “oui” à ce projet et pourrait organiser sa propre Super Ligue. Présent à Rabat où il a présidé une réunion du Comité exécutif de l’instance en marge de la finale de la Ligue des Champions 2021, le président de la CAF a fait part des assurances qu’il a quant à la tenue de la compétition.

«Je suis très enthousiaste par rapport au fait que beaucoup de diffuseurs sont venus me voir pour me dire qu’ils veulent contribuer à la Super Ligue africaine», a affirmé le patron du football africain.

Le dirigeant sud-africain a entre autres, annoncé la nomination du Mauritanien Ahmed Yahya, vice-président de la CAF, en tant que chargé de la création de la Super Ligue africaine. Si pour l’heure, on en sait très peu sur le format de la compétition ou les critères de sélection des clubs, il reviendra à ce dernier d’en définir les contours.

 

Origine du projet de la Super Ligue

Tout commence en novembre 2019 quand le président de la FIFA Gianni Infantino, en pleine tournée africaine, durant une conférence de presse à Lubumbashi (RD Congo) fait part d’une idée déjà discutée par quelques dirigeants en Europe : une ligue fermée rassemblant les meilleurs clubs du continent.

«Il faut prendre les 20 meilleurs clubs d’Afrique et les faire jouer dans une ligue africaine».

Un projet nouveau pour la CAF, qui organise déjà deux compétitions continentales : la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération. Le premier objectif ? D’abord, l’entrée de liquidités amènerait des investissements dans les infrastructures sportives et professionnelles :

«Une telle ligue peut générer au moins 200 M€ de revenus, ce qui la placerait dans le top 10 mondial, du jour au lendemain, a affirmé Gianni Infantino. On a pour objectif de récolter un milliard d’euros afin que l’on puisse doter chaque pays africain d’un vrai stade de football aux normes FIFA et internationales. On va prendre les meilleurs arbitres africains, on va les salarier. On va dépolitiser, on va professionnaliser l’arbitrage en Afrique. Je veux porter le football africain au sommet du monde».

Le président malgache de la CAF de l’époque, Ahmad Ahmad avait soutenu l’idée de cette compétition fermée, mais sans pour autant proposer l’idée aux fédérations-membres…

Lire aussi  Le tirage au sort de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations de football reporté pour des raisons suspectes

On pensait que ce dossier était clos, que l’eau a coulé sous les ponts, mais les choses ont entre temps changé : Ahmad Ahmad a été remplacé par le Sud-Africain Patrice Motsepe à la tête de la CAF en mars dernier. L’homme d’affaires de 59 ans, quelques semaines après son investiture, n’a pas attendu pour remettre le dossier sur la table.

 

La Super Ligue africaine, un projet qui divise

Le patron du football africain prévient que les 54 membres de la confédération ne seront pas directement concernés. Il insiste néanmoins sur le fait que la Super Ligue permettra de «contribuer à ce que le football africain devienne compétitif et autonome». Comment cela pourrait-il se traduire ?

  • Tout d’abord, la CAF aurait «suivi les tentatives de certains grands clubs européens de former une Euro Super Ligue et tirera les leçons de leur expérience et de leurs pièges», afin de rassurer les fédérations concernées.
  • Ensuite, elle confirme que les différents revenus qu’elle percevra grâce à la ligue fermée devraient profiter à tout le monde : «améliorer l’efficacité et le professionnalisme du personnel en charge de l’organisation des compétitions de la CAF» ou encore «investir dans les infrastructures footballistiques africaines afin de s’assurer que chaque association membre dispose d’au moins un stade homologué par la FIFA », peut-on lire dans le communiqué du 20 juin.

Certains clubs probablement concernés par cette ligue n’ont pas tardé à répondre favorablement à ce projet, comme le président de l’Étoile de Sahel Ridha Charfeddine. Dans des propos récoltés par le Monde suite à l’annonce de la Super Ligue, le dirigeant tunisien pense qu’une

«Super Ligue permettrait de générer des recettes supplémentaires en matière de sponsoring et de droits télé, tout en mettant en valeur les joueurs. Et contrairement à ce qui s’est passé en Europe, où l’initiative venait de clubs, ici, c’est la CAF qui est à la manœuvre, il y a donc moins de risques de division».

Mais comme lors de l’annonce de la ligue fermée européenne, la Super Ligue ne fera pas que des heureux :

«Cela pourrait enrichir les plus riches et appauvrir ceux qui souffrent déjà. De plus, où est l’équité sportive si, par exemple, le FUS Rabat est champion du Maroc, mais ne peut participer à une super ligue fermée ? Cela pourrait aussi dévaloriser la Ligue des champions, privée des meilleurs clubs, et la Coupe de la Confédération africaine de football», a affirmé un ancien cadre de la CAF sur le sujet.

 

Lire aussi  Coupe du monde Beach soccer : le Sénégal élimine l'ogre brésilien

Quels clubs pourraient participer à la Super League?

Si aucun chiffre ou nom n’est officiellement ressorti, il serait logique de penser que les équipes les plus titrées à l’échelle africaine seront de la partie. Des clubs principalement en provenance de l’Égypte, avec Al-Ahly, qui possède le record de Ligue des Champions (10) et le Zamalek, son dauphin (5) et accessoirement son éternel rival.

Au Maroc, il est fort probable que les deux équipes de Casablanca y prennent part: le Raja, vainqueur de la dernière Coupe de la Confédération, et le Wydad, récemment sacré en championnat. En Afrique du Sud, le dernier finaliste de la LDC, les Kaizer Chiefs, et les Mamelodi Sundowns, dont le président n’est autre que Patrice Motsepe, devraient eux aussi se faire une place parmi les 20 noms réputés.

On ne pourrait oublier les clubs tunisiens (Espérance de Tunis, Étoile de Sahel…), congolais (TP Mazembe, AS Vita Club…), guinéens (Horoya AC…)

 

Ce projet verra-t-il le jour ou capotera comme ce fut le cas en Europe? Rendez-vous dans quelques mois!

Forgot Password