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La judokate franco-togolaise Clarisse Agbegnenou sacrée championne du monde pour la cinquième fois

La judokate franco-togolaise Clarisse Agbegnenou a remporté, mercredi 9 juin, son cinquième titre mondial en battant la Slovène Andreja Leski par ippon en finale des championnats du monde de Budapest dans la catégorie des moins de 63 kg.

La judokate de 28 ans n’est pas à sa première. Elle a déjà été sacrée lors des Mondiaux 2014, 2017, 2018 et 2019’et n’est désormais plus très loin des trois judokates les plus titrées de l’histoire des championnats du monde : la Japonaise Ryoko Tani, la Chinoise Wen Tong (sept titres chacune) et la Belge Ingrid Berghmans (six).

Grâce à cette victoire de Clarisse Agbegnenou, la France remporte sa première médaille lors de ces championnats du monde.

J’ai été assez sereine, calme. Je n’ai pas fait de “golden score”, j’ai fait pas mal de sol. Je l’avais beaucoup travaillé et je suis contente que ça fonctionne, ça me montre que je suis sur le bon chemin. Je me sens bien, je n’ai mal nulle part, aucun strap,

expliquait-elle, souriante, après sa finale, comme si elle sortait d’une bonne séance d’entraînement.

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Au palmarès français, elle dépasse aussi David Douillet et ses quatre titres mondiaux, mais reste derrière le boss Teddy Riner et ses 10 médailles d’or.

Clarisse Agbégnénou
Clarisse Agbegnenou lors de son combat, mercredi 9 juin. ATTILA KISBENEDEK / AFP

 

Ses origines togolaises

Pour rappel, Clarisse est d’origine togolaise et elle a gardé de profonds liens avec son Togo natal qu’elle a visité à plusieurs reprises avant l’entame de sa carrière professionnelle.

Clarisse Agbegnenou est l’une des rares sportives togolaises, titulaires de la double nationalité, à avoir reçu des félicitations du Président du Togo, après une éclatante victoire personnelle. C’était à l’occasion de sa victoire en août 2014 aux Championnats du monde de judo à Tcheliabinsk, en Russie. À cette occasion, Faure Gnassingbé lui a adressé des mots touchants suivants :

Cette prouesse inédite fait l’honneur et la joie de votre pays d’origine le Togo et constitue une source d’inspiration pour la jeunesse de notre pays.

Au moment où la planète entière salue votre talent et votre persévérance, je vous adresse au nom du peuple togolais et en mon nom personnel, mes plus vives et chaleureuses et félicitations (…) Et vous souhaite d’autres victoires tout aussi éclatantes.

 

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Les deux parents de Clarisse sont d’origine togolaise ! Sa mère est originaire d’Atakpamé et est comptable. Son père est scientifique émérite en France.

 

Une seule médaille lui manque

Malgré son palmarès long comme le bras, la Rennaise est loin d’être rassasiée. À vrai dire, elle ne s’est jamais remise de sa deuxième place aux Jeux Olympiques de Rio 2016 après une finale perdue contre la Slovène Tina Trstenjak.

J’étais venue pour l’or, je finis avec l’argent,

regrettait la judokate de 1,64 m dans une interview avec Le Parisien en août 2019.

C’est un peu comme si on m’avait retiré la tablette de chocolat qu’on m’avait tendue, avant même que je puisse croquer dedans. Vous imaginez le truc ?

 

Désormais quintuple championne du monde et quintuple championne d’Europe, elle sera en lice, cet été, lors des Jeux olympiques de Tokyo, où elle visera la médaille d’or qui manque à son immense palmarès.

 

Bonne chance Clarisse!

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