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Pandora Papers : des dirigeants africains impliqués

« Pandora Papers » est une enquête collaborative menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) en partenariat avec 150 médias internationaux.

En effet, l’ICIJ a dévoilé dimanche 3 octobre environ 12 millions de documents confidentiels sur les paradis fiscaux impliquant des dirigeants africains.

Ces documents proviennent des archives de quatorze cabinets spécialisés dans la création de sociétés offshore dans les paradis fiscaux (îles Vierges britanniques, Dubaï, Singapour, Panama, les Seychelles…).

Cette enquête montre comment ce système profiterait à des centaines de responsables politiques, et comment de nouveaux paradis fiscaux prennent le relais à mesure que les anciens se convertissent à la transparence.

Ces documents comptent plusieurs grands noms tant sur le continent que dans le monde entier dont plusieurs noms de dirigeants africains. Certains sont d’ailleurs encore en exercice.

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En chiffres, les « Pandora Papers » c’est :

– 11,9 millions de documents confidentiels soit 2,94 terabytes de données

– Plus de 330 politiciens, dont certains encore en exercice, concernés

– Plus de 130 personnalités dont des membres de familles royales

– 14 cabinets spécialisés dans la création de sociétés offshore dans des paradis fiscaux

– Plus de 600 journalistes de plus de 150 médias du monde entier mobilisés sur le sujet.

​Parmi eux, on compte le président gabonais Ali Bongo Odinmba, le chef de l’Etat kényan Uhuru Kenyatta et quelques de ses proches, le chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso, Patrick Achi, premier ministre ivoirien, Zakaria Idriss Déby Itno, fils d’Idriss Déby Itno, la princesse marocaine Lalla Hasnaa, plus jeune soeur du roi Mohammed VI, l’ancien ministre tunisien et chef du parti Machrou Tounès, Mohzen Marzouk, l’ex-premier ministre mozambiquais Aires Ali, ou encore le ministre de la Sécurité ougandais, Jim Muhwezi.

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D’autres noms connus sur le continent ou dans leurs pays respectifs figurent également dans l’inventaire mis au jour par le Consortium.

Il y a cinq ans, l’on assistait à un scandale parallèle dénommé « Panama Papers » qui désigne la fuite de plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, détaillant des informations sur plus de 214 000 sociétés offshore ainsi que les noms des actionnaires de ces sociétés. Les patrons du géant du ciment, Wacem, et d’autres sociétés présentes dans toute l’Afrique de l’Ouest ont eu recours aux services de Mossack Fonseca.

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